Memento mori
<< souviens toi que tu mourras >>
Je suis usé, usé par les hommes, par la vie, par le bruit par l'oublie. Usé par ce monde, que je n'arrive plus à comprendre, et qu'en faite, je n'ai jamais compris. Usé par l'avenir, par un meilleur, que nous n'avons jamais eu. Usé par l'ironie, qui bousille ma jeunesse. Usé par la comédie des hommes, par les promesses qui ne tiennent pas debout, par la folie de la jeunesse, par le dégout, usé d'être incomprise, le rejet et les regrets, qui nous envahissent à chaque instant,usé par l'échec, par le temps qui passe, et qui nous tuent, usé par la jalousie des autres, qui rongent beaucoup de c½urs, usé par ma propre personne, qui est d'ores et déjà condamnée...
"Et nos c½urs pleins d'espoir, et le c½ur infini, on oublie qu'il fait noir, alors enfin on vie. Et loin de leur tombeau, et loin de l'inhumain, on redevient fou à chaque matin. Un jour on s'est aimé, et ce jour c'est demain, un jour d'humanité, un jour de gloire"
Rien n'est jamais acquis à l'homme, ni sa force, ni sa faiblesse, et ni son c½ur. Et quand il croit ouvrir ses bras, il ne voix qu'une ombre de croix, comme quand il croit serrer son bonheur, alors qu'il le broie. Voila ce qu'est la vie de l'homme. Comme un soldat sans armes, à qui l'ont demanderait de battre à lui seul une armée toute entière. Son amour, sa déchirure, et qu'importe les mots, les gestes, tous moururent dans ses yeux. Le temps d'apprendre à vivre, et il est déjà trop tard. Il n'y à pas d'amour qui ne vives de pleurs.
"Mais il n'y a que moi, que moi et mes sanglots; et la lune est la seule, a danser le tango"
Aujourd'hui j'en viens aux mots, pour éviter d'en venir aux larmes. J'ai réussis à tourner beaucoup de pages de ma vie, et je suis très fière de cela. J'ai su me laver de mes pêcher, et rester debout, même quand le sort s'acharnait sur mes épaules. Alors maintenant, je veux prier, tant que j'en ai encore la force. J'ai réussis une fraction de seconde à prendre les devants, et avant que tout ne finisse, avant qu'il ne soit trop tard, je vais croire. Croire en ce qu'il me reste, bannir toute mes peurs et mes faiblesses, en essayant de ne pas vendre mon âme au diable. Pendant très longtemps, j'ai cherché mes tords, me demandant sans cesse "pourquoi moi, qu'ai je fais de si horrible pour mériter cela ?". Et puis je pardonnais à la vie, encore et encore. Je trainais des pieds comme on traine dans la boue, et m'enfonçant toujours plus. Alors, le c½ur à labris, aujourd'hui plus qu'hier, mais certainement moins que demain, je serais mon seul ennemie, moi, et ma triste vie. Avec ma plume comme seul allié, et mes larmes comme seul soulagement. Pendant ce triste instant, ce si doux moment, je serais intouchable.
<< La douceur qui fascine et le plaisir qui tue >>